Il arrive que l’on mange sans faim. Que l’on grignote sans plaisir. Que l’on contrôle, compense, évite… ou que l’on mange pour se rassurer. Et si la nourriture n’était pas le problème, mais un langage ?La nourriture comme miroir intérieur. Notre relation à la nourriture est rarement neutre. Elle reflète souvent notre relation à nous-mêmes.
Est-ce que je m’écoute ?
Est-ce que je me fais confiance ?
Est-ce que je me respecte dans mes besoins ?
Est-ce que je me donne le droit de ressentir, de ralentir, de dire non ?
Quand l’alimentation devient source de tension, de culpabilité ou de perte de contrôle, ce n’est pas un manque de volonté.
C’est souvent le signe que quelque chose cherche à s’exprimer autrement.
Manger pour combler… ou pour apaiser
Beaucoup de femmes que j’accompagne mangent non pas par faim, mais : par fatigue, par surcharge mentale, par stress, par solitude, par besoin de réconfort.
La nourriture devient alors un refuge temporaire. Elle apaise sur le moment, mais ne répond pas au besoin profond.
Ce n’est pas un échec. C’est une stratégie de survie que le corps a trouvée.
Le corps n’est pas l’ennemi .On a souvent appris à se battre contre son corps :contrôler, restreindre,corriger, faire taire.
Pourtant, le corps ne fait jamais contre nous.Il parle, il alerte, il protège.
Les envies alimentaires, les compulsions, les troubles digestifs ou la prise de poids sont parfois des messages : “Ralentis. “Écoute-toi. “Tu vas trop loin.”
Transformer la relation plutôt que l’assiette
Changer son alimentation sans regarder la relation que l’on entretient avec la nourriture revient souvent à répéter les mêmes schémas. À l’inverse, quand on commence à : s’écouter, respecter ses sensations, comprendre ses émotions, nourrir le corps avec bienveillance,alors l’alimentation se transforme naturellement.
Sans violence.
Sans contrôle excessif.
Sans lutte.
Une alimentation qui régénère commence à l’intérieur
L’alimentation régénératrice ne se limite pas à ce qu’il y a dans l’assiette.
Elle commence par la façon dont on se parle, dont on se traite, dont on s’autorise à être humaine.
Se nourrir devient alors un acte de soin.
Un acte de présence.
Un acte de respect.
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